Comme une soif, allons, et partons à l'aventure dans ce rude (boy) pays étranger et profitons-en pour avoir le cerveau bouillonant, un rire dément, et les idées troublantes puisqu' on ne dépense qu'une bagatelle par verre, parlons espagnol dans ce train nous rammenant chez nous, encore une foi dans un état second, personne ne nous comprendra, on écrira sur les vitres avec la buée faite par la respiration ardente et sèche des voyageurs ainsi que ces longues et interminables journées d'hiver ou l'on trouve rien de mieux à faire que de reprendre et reprendre de quoi rassasier cette soif interminable, du blanc, surtout du blanc, des gateaux blancs aussi, des trucs qu'on dit, qu'on fait, et dont on ne se souviendra plus demain. Allons rire des chansons peu catholiques en dansant devant les gens qui partagent nos salles de classes, prenons encore froid, puisqu'il parait qu'il neigera demain, pleurons ensemble et crions "pardon" au gens qui nous bousculent. Parlons de lui puisqu'il te hante l'esprit, puis dépensons ton fric que je te rendrai bien un jour, bougeant, se faisant des plans, décortiquant au fur et à mesure qu'ils passent ces gens qui peuplent les rues vident, prenons peur devant les personnes devenues tristement des ratées, aussi appellées personnes de la "délinquance profonde Française", allons manger, boire, se saouler, un jour je t'emmenerai à la mer, ce sera le plus beau des soirs passés ensemble, tu fumera mais je ne te rendrai pas accro, promis craché, et on se souviendra de rien, comme toujours, sauf que toi et moi, c'est ce truc fondé sur ce que l'on est, rien en commun mais tout pareil, tout différent, on se ressemble tant, surtout surtout, fusion, il parait qu'on est fusinelle jusq'au bout des doigts que tu m'enfonceras bien sérrés le jour ou notre heure aura sonnée. Et dans une autre vie, je me souviendrai de toi